Approvisionnement en riz: Des points de distribution de proximité

La distribution des produits de première nécessité et la maîtrise des prix constituent un défi important pour le Gouvernement. Le ministère de Commerce ne cesse d’essayer de trouver des solutions malgré une réalité difficile sur le terrain, dont l’opération Tsinjo. 

Manger du riz deux ou trois fois par jour pour ceux qui peuvent se le permettre, une habitude alimentaire que nombreux ont du mal à changer malgré les divers aliments de subsistance. Les malgaches ne peuvent pas se passer du riz. En temps de crise, comme celui du Covid-19, le premier souci des ménages est l’éventuel l’insuffisance du stock en riz. Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a instauré l’opération Tsinjo pour mieux prévenir.

Les faits qui se sont survenus le lendemain de l’annonce de la mesure de confinement, dont longue file d’attente ou fermeture des grossistes et épiceries, confirment la peur de la société d’être confrontée à une éventuelle rupture de stock en riz. En effet, pour gérer le stock mais aussi pour éviter toute tentative de spéculation et de hausse abusive des prix sur le marché, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’artisanat a mis en place l’opération Tsinjo. 

Accès facile et moins cher

Le ministère, en collaboration avec ses partenaires dont les importateurs, grossistes, les transporteurs, les députés les maires et les chefs fokontany, a pris en main la gestion de l’approvisionnement en riz auprès des détaillants. 14 points de distribution sont mis en place dans la région Analamanga et le 28 mars, 80 tonnes de riz ont été réparties sur 6 points d’approvisionnement d’Antananarivo notamment à Analamahintsy, Ankadimbahoaka, Itaosy, Tanjombato, Ivato et Ambohimangakely. « L’objectif est non seulement d’éviter une éventuelle rupture de stock auprès des détaillants mais surtout de faciliter l’accès à l’approvisionnement afin de minimiser les risques de propagation du Coronavirus », explique le ministre. Effectivement, ce système rompt la longue chaîne de distribution et réduit considérablement le frais de transport de la marchandise. La répartition du produit est confiée aux députés concernés et aux chefs fokontany respectifs. Pour s’en acquérir, les revendeurs se rendent juste aux points de vente.

Contrôle des prix

Défendre le droit des consommateurs de tout abus. Le riz approvisionné par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat est fixé à 1.800 ariary le kilo. Le ministre a déployé une cinquantaine de ses personnels pour assurer le suivi et contrôle  auprès de ces points d’approvisionnement mais également auprès des détaillants. Tout non respect des règles notamment les tentatives de spéculation ou de hausse des prix sont passibles de sanctions sévères. Le ministre a d’ailleurs fait appel à témoins pour toute constatations qui va à l’encontre des mesures prises.