Confinement et restristriction de liberté de circuler: La contestation continue à Toamasina

La mesure prise par le Gouvernement de proclamer l’Etat d’urgence et de confinement en restreignant la liberté de circulation font grogner… Par deux fois, les pédaleurs de cyclo-pousse et tireurs de pousse-pousse sont descendus dans la rue pour contester cette décision.

Suite à la manifestation des pédaleurs de cyclo-pousse et tireurs de pousse-pousse contestant la mesure de confinement pour mieux prévenir le covid-19, la semaine dernière, le Premier ministre Ntsay y a été dépêché pour calmer les esprits.  Ce dernier a proposé des solutions qui, apparemment, n’ont pas convaincu ces tamataviens qu’ils ont, de nouveau, descendu dans la rue. Encore une fois, ils ont montré qu’ils ne sont pas d’accord avec la suspension totale de leurs activités mais cette fois, ils proposent de travailler pendant la matinée. Compte tenu de la situation, le président de la République, pendant son émission sur les chaînes nationales, a pointé du doigt l’immobilisme et la faille au niveau de certains responsables étatiques. 

Un Chef de l’Etat sur tous les fronts

Si le Premier ministre n’a pas convaincu certains tamataviens, le Chef de l’Etat semble vouloir rattraper la situation en annonçant des descentes sur terrains dans la capitale et dans les régions. Il pourrait visiter les villes de Toamasina et de Fianarantsoa où ils prévoient de construire des laboratoires biologiques. 

Dans cette bataille contre le Covid-19, on constate que le président de la République monte sur tous les fronts.  Il assume le rôle de chef à la tête d’un Etat en période de situation d’exception avec des pouvoirs exceptionnels, mais aussi le rôle de communicateur pour se tenir à proximité d’une population aux abois et paniquée, qui a besoin d’assurance. Doit-il aussi jouer le rôle de gestionnaire de pompier? 

Communicateur, le Chef de l’Etat est présent quasi permanent en première ligne surtout devant les caméras.  Se tenir proche de la population est louable, mais il ne faut pas que trop de communication tue la communication… 

Quoi qu’il en soit, mieux vaut avoir un chef de l’Etat réactif qu’une personnalité effacée et absente.