Les entreprises franches en détresse: Réunion d’urgence des patrons de société en vue

Compte tenu de la situation économique face au pandémie du coronavirus, les patrons des entreprises franches membre du GEFP prévoient une réunion visant à étudier la situation des salariés. Le sort des 150.000 employés de la capitale et ceux de toutes les entreprises franches dans tout Madagascar en dépend.

Ruées vers la suspension totale des activités, les entreprises franches essaient tant bien que mal de tenir le cap. Selon les informations du président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, les patrons des entreprises tiendront une réunion, courant avril, afin d’étudier la situation des employés. « Nous sommes sur une piste mais qui reste à étudier et discuter. Un éventuel paiement du crédit congé sera évoqué à l’occasion », a souligné le Président du GEFP. Ce dernier de souligner que les mesures fiscales, notamment l’ajournement de paiement des taxes, des impôts et des prises en charges sociales et sanitaires, adoptées par le gouvernement, dans le cadre de soutien aux entreprises, a permis aux membres de s’acquitter du solde du personnel pour le mois de mars. La situation du mois d’avril sera en effet étudiée pendant cette prochaine réunion. 

Des commandes reportées et annulées

106 entreprises sont actuellement regroupées au sein du GEFP dont 90 entreprises franches. 15% des membres concernent les partenaires, 15 % travaillent dans le domaine de l’informatique, 50% dans le textile et 20% autres dont fourniture de prothèse dentaire… Rien que les entreprises textiles d’Antananarivo comptent près de 150.000 employés. Nombreux d’entre eux sont déjà en chômage partiel. « La situation est critique. Si en janvier et février, les entreprises ont fait face au problème de matières premières suite à la suspension des vols et à l’arrêt de toute production en Chine, aujourd’hui, elles sont confrontées au problèmes de demandes. Tous les clients sont en confinement et reportent voir annulent leur commande. Et ce n’est pas tout, une grande partie des clients, également en suspension d’activité, ont aujourd’hui du mal à régler leur facture. « Des clients ne répondent pas tout simplement au mail. Le paiement de certaines factures sont en gestation soit un manque à gagner de plus pour les industries », poursuit-il. Certaines entreprises sont aussi exposées au problème de bail commercial et ne peuvent pourtant pas compter sur les établissement bancaire dont le service est limité sans garantie. « La Banque centrale de Madagascar a projeté la mise en place d’une mesure sur les garanties permettant de résoudre ce problème. Mais ce projet est encore en cours d’études », conclut-il.