Municipalité d’Antananarivo: Clash entre Naina Andriantsitohaina et Clémence Raharinirina

La pandémie du Covid-19 devrait être une source pour l’élan à la solidarité nationale. Pour la municipalité d’Antananarivo,  elle est devenue une source de discorde entre le maire Naina Andriantsitohaina et la présidente de l’association des taximen FTAR, également conseiller municipal de Tana-Ville, Clémence Raharinirina. 

Le clash total se profile à l’horizon entre les deux alliés, Naina Andriantsitohaina et Clemence Raharinirina. Si le premier a été le poulain d’Andry Rajoelina pour le poste du premier magistrat de la Ville des Milles, la seconde avec son horde de taximen a été propulsée pour conduire la liste des conseillers municipaux aux côtés de Naina Andriantsitohaina.  Cette alliance semble s’effriter…

La distribution des dons (denrées alimentaires et aides financières) aux taximen est la source de discorde entre l’équipe du maire et la présidente du FTAR, également conseiller municipal.  Le staff du maire reproche en effet à Clémence Raharinirina de s’ingérer dans la gestion de distribution des dons. 

De son côté, en tant que association des professionnels du Taxi, la présidente du FTAR dénonce le désordre totale de l’organisation de l’opération de distribution qui s’est tenu au parvis de l’Hôtel de ville.  Et, elle défend la nécessité de l’intervention de son association pour faciliter les tâches. D’ailleurs, il faut rappeler que la dame a déjà établi une liste des taximen et l’a remis à la présidence de la République sans passer par l’Hôtel de Ville. Le geste a peut-être été considéré inamicale par l’équipe du maire d’Antananarivo. 

Le malaise entre l’équipe de Naina Andriantsitohaina et Clemence Raharinirina est palpable depuis quelques mois. Tout le monde se souvient que la présidente du FTAR a dénoncé sur les réseaux sociaux combien  le coût à payer à la fourrière pour les véhicules verbalisés, proposé et défendu par l’équipe du maire devant le conseil municipal, est très élevé. L’alliance entre Naina Andriantsitohaina et Clemence Raharinirina n’a donc été que de courte durée. C’était seulement pour s’assurer du soutien des taximen… Le FTAR a été l’une des forces “syndicales” à avoir tenu tête et combattues l’ex-maire de la capitale, Lalao Ravalomanana.