Production nationale de cache-bouche: Objectif de 150.000 pièces par jour

En visite dans une entreprise franche à Tanjombato, le Président de la République a confirmé le lancement de la production nationale de caches bouche afin de mieux lutter contre la propagation du Covid-19. Bien que les entreprises franches de la Grande Ile ne soient pas destinées à produire cet article qui nécessite des instructions médicales,  elles se sont conformées aux instructions et normes requises. « Toutes les entreprises franches de la Grande île vont travailler dessus. Le produit sera ensuite distribué gratuitement aux commerçants de rues, aux forces de l’ordre et police de la route… Mais également aux ménages », a expliqué le Président Andry Rajoelina. Selon les explications, le cache bouche exige un degré élevé de filtration et toutes les entreprises devront respecter cette condition. Toutefois, le Président a souligné que le marché est ouvert à toutes les entreprises même celles avec une capacité de production limitée. Mais il revient au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de définir les procédures permettant d’accéder au marché. Par ailleurs, ce projet de production massive de cache bouche est un grand soulagement pour les salariés des entreprises franches qui, il y a quelques jours, étaient à deux doigts du chômage technique.

Le Président Andry Rajoelina visitant une unité de production de cache-bouche à Tanjombato.

Cache-bouche, un produit devenu stratégique

Depuis l’expansion dangereuse du Covid-19, le cache-bouche est devenu un produit stratégique. En quelques jours seulements après la déclaration de la menace, que ce soit à l’étranger ou à Madagascar, les pharmacies sont prises d’assaut pour l’acquisition de ces masques… Rapidement, les stocks s’épuisent.  En France, on a dû importer des tonnes de masques pour équiper d’abord le personnel médical et les forces de l’ordre. Dernièrement, la presse internationale a révélé une rivalité franco-américaine sur le tarmac d’un aéroport chinois pour l’acquisition de masques. Les Etats-Unis auraient acheté sur ce tarmac une cargaison de cache-bouche destinée et commandée par la France.  

Il est donc évident que la Grande île doit développer ses propres unités de production de masques pour ses besoins internes.  Notre puissance financière et diplomatique n’arriveront pas à bout d’une rivalité avec une puissance étrangère pour l’acquisition de ce nouveau matière stratégique.