Académie de Médecine: CVO est un remède traditionnel, non un médicament

La rencontre entre le Président de la République, Andry Rajoelina, et une petite délégation de l’Académie nationale de Médecine de Madagascar (ANAMEM), du mercredi 22 avril au palais présidentiel d’Ambohitsorohitra à propos du Covid-Organics sort de l’ordinaire. L’équipe présidentielle n’a fait aucune communication sur la rencontre laissant aux académiciens le soin de relever au public les différents points de convergence durant les échanges. 

Les débats autour du Covid-Organics (CVO) de l’Institut Malgache des Recherches Appliquées (IMRA) devraient être clos par le dernier communiqué de l’Académie nationale de Médecine de Madagascar (ANAMEM). A l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Andry Rajoelina, au palais d’Ambohitsorohitra mercredi dernier, le président de l’ANAMEM Marcel Razanamparany  a publié un communiqué portant sur les points de convergences entre l’Etat et la communauté scientifique concernant le produit de l’IMRA. “Comme le Covid-organics n’est pas un médicament mais un remède traditionnel amélioré, l’Académie nationale de Médecine ne s’oppose pas à son utilisation sous forme de Tambavy…” , indique le communiqué signé par le professeur Marcel Razanamparany.   

L’Académie de Médecine reconnaît avoir pris connaissance des documentations techniques et scientifiques indiquant les vertus médicinales contenues dans les plantes, composantes du CVO. En effet, le chef de l’Etat a soumis aux membres de la petite délégation les données des études menées sur les molécules prélevés de l’Artemisia. Toutefois, les académiciens recommandent une suivie des personnes ayant  pris le CVO en version Tambavy. La question est de savoir comment et avec quel moyen peut-on effectuer une suivie de toute personne ayant consommée le CVO? 

Consommation, libre à l’appréciation de chacun

Le sujet à polémique est la consommation obligatoire du CVO. Le communiqué informe aussi que l’utilisation de ce remède traditionnel amélioré est laissé à la libre appréciation de chacun. Mais, chaque personne désireuse de consommer ce produit de l’IMRA est tenue de suivre et respecter la dose indiquée.  Comme le Tambavy est distribué gratuitement au niveau des Fokontany et des établissements d’enseignement, chacun est libre d’accepter ou de décliner la proposition des principaux responsables. Pour ceux qui consommeront le CVO, l’ANAMEM recommande le respect de la dose. 

Dans les deux communiqués de l’Académie, on a remarqué une attention particulière accordée aux enfants. Dans un premier temps, les académiciens ont exprimé leur crainte de constater l’obligation de consommation pour les enfants en classe d’examen officiel. Et, dans la seconde communication, l’Académie a mis une remarque importante pour que la dose soit respectée surtout pour les enfants. 

Espérons que  le débat autour du CVO sera clos. La communauté scientifique et l’Etat se sont prononcés sur les différents points du Covid-organics, à chacun de prendre ses dispositions et ses responsabilités.