Antananarivo: Pollution réduite pendant le confinement

L’Initiative pour Développement, la Restauration Écologique et l’Innovation (INDRI) a évalué la pollution en mesurant les particules fines dans plusieurs quartiers de la capitale. Les études ont été menées en cette période de confinement, plus exactement le 19 avril dernier,  notamment à Analakely et dans le tunnel d’Ambanidia.  

Il a été révélé que, si en période normale, les particules grossières (PM10)  sont  de 150 ug/m3 en moyenne pour une année, on ne mesure que 5,6 ug/m3 à Analakely et 11,8 ug/m3 dans le tunnel d’Ambanidia. Les chiffres sont bien en-deçà de la moyenne annuelle. 

Par ailleurs, les particules fines pour les mêmes lieux donnent respectivement 3,4 ug/m3 et 11,8 ug/m3. Ces particules sont généralement causés par  les gaz d’échappement. La mesure de confinement a réduit drastiquement la circulation dans la capitale réduisant par la même occasion la pollution de l’air. 

Il est à remarquer que le quartier d’Analakely, avec une circulation dense, est l’un des poumons de la ville d’Antananarivo. Raison pour laquelle, ce quartier est une référence pour mesurer la pollution. Les deux tunnels enregistre d’ailleurs une concentration de pollution significative.

Pour les particules fines, on peut dire que les études effectuées à Analakely et dans le tunnel d’Ambanidia sont en dessous des normes journalières de l’Organisation Mondiale de la Santé (25ug/m3 pour les particules fines et 50 ug/m3 pour les particules grossières).