Changement important et développement: Andry Rajoelina mise sur le Covid-Organics

Le chef de l’État, Andry Rajoelina, a accordé une interview a trois journalistes pour s’adresser à la population sur l’état de la Nation sur le Covid-19. Pour les deux tiers de son entretien, le numéro 1 malgache s’est beaucoup attardé sur le remède traditionnel amélioré Covid-Organics (CVO) en soutenant que ce début de réussite sera le vecteur de changement et de développement pour la Grande ile. 

Embarquement de cargaisons de CVO a l’aéroport international d’Ivato

Le président Rajoelina a changé d’approche pour s’adresser à la population pendant cette soirée dominicale, 3 mai. Au lieu de tenir son traditionnel discours, le locataire du palais d’Iavoloha a convié trois journalistes des chaînes audiovisuelles TVM (chaîne nationale), TV plus et Viva pour l’interviewer. Les questions des journalistes se sont toutes concentrées sur le Covid-Organics (CVO) accompagnées par des films documentaires portant sur l’artemisia.  

À part, un chef de l’État auréolé par l’intérêt que portent ses homologues du continent sur la trouvaille pour la lutte contre la pandémie, Andry Rajoelina mise beaucoup sur l’artemisia pour apporter le changement sur la société malgache et pense que cette plante servira au développement de l’île. Estimant que le CVO est un remède efficace contre le virus de la pandémie, le président de la République estime que l’artemisia et sa molécule Artémisinine seront très recherchés prochainement. Et, Madagascar dispose actuellement d’un important stock dans le monde. Le pouvoir s’est même assuré de le contrôler. L’exportation de cette plante ou de son extrait est interdite depuis fin mars. 

Pour souligner l’importance économique de l’artemisia, le chef de l’État a indiqué publiquement que le prix à l’international de la tonne de cette plante est de 3000 dollars (10,8 millions Ariary) alors que le riz ne coûte pas plus de 350 dollars (1, 295 million Ariary) la tonne. Une manière pour le Président malgache d’attirer l’attention de la population de migrer vers la plantation d’Artemisia. Cette plante n’arrive cependant à maturité qu’en six mois. À Entendre le chef de l’État, l’économie future de Madagascar devrait tourner autour de cette plante. Cette mesure est certainement bien accueillie pour les petits paysans et les grandes sociétés en agribusiness puisqu’ils vont se recycler… Par contre, les opérateurs économiques des autres secteurs sont déçus. Aucune mention n’a été faite sur les mesures prises pour alléger la crise ou pour relancer les activités de chaque secteur.

Vers une exportation du Covid-Organics

En plus d’une éventuelle exportation de plante d’Artemisia, le chef de l’État envisage sérieusement d’exporter le remède traditionnel amélioré en Afrique, en Europe, sur le continent Américain… Andry Rajoelina affirme en effet que les yeux du monde se tournent actuellement vers la Grande île et son Covid-Organics. 

Avant de procéder à l’exportation, le numéro 1 malgache entend encore distribuer les CVO auprès des ménages et de les mettre à la disposition dans les pharmacies. Et ce, afin que tout le monde puisse s’en procurer… Puis, les produits seront aussi destinés à l’exportation.

Jusqu’à maintenant, les autorités malgaches ont effectué des dons pour les pays d’Afrique. Des avions ont foulé le sol de l’aéroport d’Ivato la semaine dernière pour emporter des cargaisons de CVO destinées aux pays d’Afrique de l’Ouest, notamment les membres de la CEDEAO. 

Injection de molécule d’Artemisia

Poussant encore ses projets sur l’artemisia, Andry Rajoelina veut encore aller plus loin en annonçant la mutation du remède traditionnel amélioré en un véritable médicament. Un grand usine de fabrication sortira de terre bientôt, a annoncé le chef de l’État. Il veut prendre tout le monde de cours et être l’Unique à présenter le remède muté en un médicament. 

Par ailleurs, il a révélé qu’une recherche avec des chercheurs américains pourrait amener à la mise au point d’une injection de molécules d’Artemisia. Et, les personnes récemment contaminées suivront un essai clinique, si elles le veulent.