Journée internationale pour la liberté de la presse: Andry Rajoelina accorde sa “grâce” aux journalistes emprisonnés

C’est pendant une interview télévisée que le président de la République, Andry Rajoelina, a annoncé la “grâce présidentielle” aux journalistes emprisonnés. Le chef de l’Etat qui devait intervenir sur la situation du pays affrontant la pandémie Covid-19 s’est donné un temps pour congratuler les gens de la presse pour cette journée internationale. 

Le locataire du palais d’Iavoloha a mis l’accent en se référant au thème du 3 mai sur la responsabilité des journalistes dans l’éducation et le développement de la société. Il a souligné que les journalistes ne devraient pas être un vecteur d’attaque contre une personne. Et, il a appelé les journalistes à plus de correction…

Actuellement, deux personnes travaillant dans des organes de presse sont incarcérés à Antananimora. La première est Arphine Helisoa et la seconde est une présentatrice d’une émission auprès d’une chaîne audiovisuelle. Elles retrouveront donc d’ici peu la liberté. 

Il est à remarquer que le gouvernement actuel comprend un important nombre de patrons de presse. Le chef de l’État lui-même est le propriétaire de la chaîne audiovisuelle Viva, tandis que ses ministres Hajo Andrianainarivelo et Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo disposent respectivement des chaînes et journaux Kolo TV/Radio et Freenews/Free FM. Le maire de la capitale, élu sous la bannière IRD, Naina Andriantsitohaina est le propriétaire du groupe Ultima Media (les nouvelles, Taratra et Alliance 92).