Le dilemme qui divise

Les plus démunis sont-ils condamnés à vivre dans la misère et ne méritent pas d’être mieux traités ou parce qu’ils sont pauvres qu’ils se soucient guère de leur santé? Une très bonne question quand on voit combien certaines personnes prennent au sérieux leur santé et d’autre pas. Faute de moyen ou négligence? En tout cas, il y a une grande partie qui choisit de ne pas mourir de faim au détriment de sa santé. 

Tout le monde a bien vue combien nos très chers députés et ministres, sur leur trente et un à l’ouverture de la session ordinaire du parlement au CCI Ivato hier, ont tenu à montrer combien il est important de faire attention. Ils se sont tous vantés combien ils respectent les barrières sanitaires. On ne les reproche rien, au contraire, ils servent de bons exemples. On voit très bien combien ils tiennent à leur santé et bien sûr à ceux de leur famille respective et de leur compatriote. Gel hydroalcoolique pour mains, masque de protection qui suit les normes, une liquide savonneuses leur permettant de désinfecter leur chaussure, distanciation de un mètre… Toutes les conditions ont été respecté à la perfection. On se dit que si tout le monde pouvait faire pareille, on peut faire face à ce vilain Coronavirus. 

Mais non, visiblement, le souci des uns n’est pas celui des autres. Rien que de voir le rassemblement auprès des banques, des fokontany… pour se procurer des fameux soutiens de l’Etat, « Tolotra Fameno » et « Vatsy Tsinjo », on pouvait déduire qu’une grande partie de la population a d’autres problèmes plus importants à résoudre. Comment ne pas vivre affamé. Nul ne se souciait du respect de la distanciation et bien sûr il n’y a pas de gel désinfectant pour tout le monde.  Pour ce qui est du masque, tous ceux qui sont présents en disposaient mais la majeure partie le portait mal. Il fallait juste en avoir pour ne pas se faire sanctionner par les forces de l’ordre. On se demande si au fond, ils ne sont pas bien informés du danger auquel ils sont exposés ou qu’ils en sont conscients mais n’y accordent pas assez d’importance. Ce qui leur importe, au détriment de leur santé, c’est de bénéficier quelques kilos de riz, d’huile, de sucre, dû sardine ou encore de 100.000 ariary de quoi tenir debout dans les jours à venir. 

La situation montre malheureusement le contraste de la vie. Les riches mènent la belle vie et peuvent tout se permettre pendant que les plus pauvre se mettent en danger au risque de se faire contaminer et de contaminer tout le monde pour un panier garnie et une modique somme de 100.000 ariary.