Lutte contre Covid-19: La remise sur pied de l’OFAFA

La naissance d’une nouvelle industrie pharmaceutique a été annoncée à plusieurs reprises par le Président de la République, cette unité de production figure parmi les panoplies déployées par Andry Rajoelina pour faire face à la pandémie. Le Conseil des ministres de mercredi 20 mai dernier a ramené la vie l’industrie OFAFA. L’objectif est de rendre opérationnel cette unité industrielle avant la fête nationale.  

Dans le communiqué rapportant les décisions du Conseil des ministres de mercredi 20 mai dernier, une communication informe le public de la réouverture de l’industrie pharmaceutique nationale OFAFA (Ozinina Fanodinana Fanafody) de Tanjombato. Mise en location à la société Nouvelle Industrie Pharmaceutique (Niphar) en 2007 puis en sous location a la societe textile Madagascar King Deer Cashmere Co Ltd, l’Etat a entrepris de négocier la restitution des installations de la défunte OFAFA. Le communiqué du Conseil des ministres a indiqué que l’unité industrielle sera inaugurée et fonctionnelle avant la fête de l’indépendance. 

Recyclée industrie textile, les installations de la défunte OFAFA ne devrait plus être fonctionnelle. On peut même dire qu’elles n’ont plus rien à voir avec l’industrie pharmaceutique. Aussi, on sait que l’Etat a effectué l’acquisition des équipements industriels pour relancer les activités de production de médicaments. Ils sont attendus avant la fin de mois, sans toutefois fournir une date précise, indique-t-on de source au courant du dossier. On ignore aussi le capital nécessaire à la  réactivation de la société OFAFA.

En effet, en plus des équipements importés, la société se doit de trouver une nouvelle direction, de procéder à des recrutements ou à un réembauchage de personnels qualifiés dans divers domaines (de la maintenance industrielle, des laborantins, des pharmacologues, des technico-commerciaux, …), de se doter d’un système logistique… Il ne faut pas oublier la charge financière pour l’approvisionnement en matières premières. Bref, il s’agit d’un important investissement.

Toujours de l’artemisia…

Le chef de l’Etat a déjà indiqué il y a quelques semaines qu’une solution injectable sera la prochaine étape après le Covid-Organics. L’OFAFA sera donc l’unité productrice de la solution injectable et de gélule à base d’artemisia. A entendre Andry Rajoelina dans ces discours, cette industrie pharmaceutique produira massivement des médicaments sous la forme injectable et gélule. Aucuns travaux de recherche et de développement ne sera plus effectué.  L’OFAFA ne fera que reprendre la suite aux travaux de recherches déjà effectuées ailleurs donc. Des chercheurs malgaches et étrangers ont déjà commencé à effectuer des recherches selon le président de la République dans ses interventions. 

Notons dans le développement du remède traditionnel amélioré Covid-Organics (CVO), Andry Rajoelina a eu un entretien avec le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours duquel il a été convenu  qu’une clause de confidentialité sur la composition du Covid-Organics sera signé entre Madagascar et l’OMS pour que cette dernière puisse aides la Grande île dans la réalisation des essaies cliniques des médicaments à base d’artemisia contre le Covid-19. 

Remarquons toutefois que l’OFAFA n’est pas le premier dans le secteur à produire de l’artemisia en gélule, le JCR (Jean-Claude Ratsimivony) a déjà mis en vente sur le marché des flacons de gelule d’artemisia.